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Divers articles et réflexions sur notre métier de conseil

                  

Origines et remèdes des dysfonctionnements

1 Identification des causes possibles

Elle peut être faite à partir d’au moins 7 ou 8 procédés :

L’interrogation systématique sur les facteurs qui peuvent « jouer » fait penser aux facteurs susceptibles d’être, au moins pour partie, à l’origine du problème.

2 La recherche d’idées de modifications organisationnelles judicieuses

2.1 Les différents types de solutions

2.2 Comment trouver des pistes d’améliorations ?

2.3 Pourquoi faire appel à son imagination pour trouver des idées de modifications originales ?

Parce que les problèmes importants sont les plus souvent :

... Et que, donc, les solutions éprouvées n'ont jamais rien donné de satisfaisant

Pourquoi n'envisage-t-on pas plus souvent des idées nouvelles ? Probablement surtout parce qu'on se l'interdit comme en témoigne la tendance à dire :

2.4 Environnement favorable à la créativité

2.5 Comment trouver des suggestions novatrices?

3 Choisir les modifications recommandées

Décider de la solution a mettre en œuvre

3.1 Préparer ses propositions, en sélectionnant ce que l'on va recommander :

4 Les dispositifs logicomathématiques de rationalisation des décisions

4.1 Le choix en fonction des conséquences prévisibles et le détour par les critères de décision

La rationalisation totale des choix est illusoire (importance des facteurs de subjectivité).

Le travail sur les critères est néanmoins utile pour dépasser les préférences impulsives… et parce qu’il oblige à expliciter les raisons de ses préférences.

4.2 Les modalités des choix collectifs

Les votes:

Le consensus (qui peut être à plusieurs niveaux) :

Prend beaucoup de temps mais conduit progressivement à se forger des convictions communes.

5 Mise en œuvre des modifications

La multiplicité des actions auxquelles il faut penser

80 % de la réussite d'un projet ne dépend pas tant de la pertinence du choix des modifications à effectuer que de leur mise en œuvre par les hommes et les femmes impliqués une bonne partie de la réussite repose donc sur

6 La conduite des processus de changement

6.1 Les quatre conditions de la réalisation d'un changement

1-  Détermination des évolutions à réaliser, affirmation claire d'une intention, ou même d'une exigence nouvelle et incitation sans ambiguïté à faire l'effort d'engager ces modifications (non seulement par des consignes ou la fixation d'objectifs explicites, mais aussi par l'exemple d'une pratique conforme: le discours véhiculé pas les actes l'emporte toujours sur celui des propos).

2-  Apprentissage des transformations des métiers et acquisitions de compétences nouvelles, donnant la capacité à changer (savoir plus et autre chose, pour faire différemment).

3-  Ajustement et mise en harmonie des dispositifs et moyens en place, facilitant la mise en œuvre des nouvelles façons de faire de façon durable, permettant d'adapter les pratiques usuelles.

4-  Engagement d'une véritable stratégie de prise en considération des attitudes et aspirations des personnes concernées: inventaire des avantages (mise en évidence des risques qu'il y aurait à ne pas changer, récompense systématique des mises en œuvre,...), Des inconvénients (difficultés éventuelles à changer, pertes possibles,...) Et bilan des gains individuels possibles (immédiats et à terme) auxquels les agents impliqués soient sensibles. Les aspects psychologiques, qui fondent l'importance perçue du changement, sont, ici, primordiaux. Ils supposent la fourniture d'explications sur les enjeux, les raisons ou même la nécessité des remises en cause de l'existant, un renvoi en miroir des interrogations des intéressés et, donc, une intense communication bilatérale. Ils nécessitent souvent une implication active de toutes les parties, ainsi que la démonstration de la réalité de l'utilité et des apports (pour les participants eux-mêmes) induits par les nouvelles pratiques.

6.2 Les résistances au changement elles sont naturelles :

Deux préalables indispensables:

La crédibilité de celui (ou ceux) qui proposent le changement, qui est fondée sur la perception de :

6.3 Deux raisons de réticences aux changements... Des approches hétérogènes

L’analyse de leurs motivations fait ressortir que les facteurs expliquant les réticences aux changements sont de deux types :

La peur (crainte de ne pas y arriver), qui suppose:

La divergence d'intérêts perçue, qui nécessite l'utilisation d'une démarche participative pour la surmonter

6.4 Quels types de négociation ?

Tout dépend du rapport de force entre les protagonistes et du degré de divergence des intérêts en présence :

6.5 Éléments de "caractérologie"

6.6 Les trois principaux axes des différenciations culturelles

6.7 Les motivations des salariés concernés a prendre en compte

(Schéma des besoins humains de Maslow)

6.8 La conduite des redéploiements (requalifications et reclassements) du personnel

Les modifications d'organisation font souvent que:

Il importe tout d'abord de définir les besoins quantitatifs et qualitatifs en main d’œuvre de la nouvelle organisation et, donc, de prévoir ces évolutions,... Non seulement en nature et en nombre des postes "menacés", mais aussi en terme de nouvelles qualifications et compétences requises.

Il faut ensuite évaluer les possibilités (d'adaptation, dans un temps toujours contraint) et analyser les aspirations des titulaires de ces fonctions.

Il est ensuite possible d'examiner la possibilité de mettre au point des programmes de formation et de reconversion des personnels en place.

Puis on aura à "sensibiliser" les agents concernés à la nécessité qu'ils fassent l'effort de s'adapter: expliquer le pourquoi des changements, en (dé) montrer le caractère inéluctable et les intérêts pour les salariés, puis les rendre responsables de leurs évolutions, décrire clairement ce qui est attendu de chacun, informer sur ce qui sera fait pour aider le personnel,...

7 La planification des actions

8 Plan d’actions

9 Qu'est-ce que l'organisation ?

9.1 Des idées fausses (une image biaisée par l'histoire)

L'organisation ce n'est pas...

Au contraire, actuellement, les interventions d’organisation visent souvent la mise en place de changements.

L'organisation c'est partout, y compris dans la vie personnelle privée (vie domestique, sport, vacances…)

L'organisation c'est donc l'utilisation (la combinaison) optimale des moyens dont on dispose, ou que l'on est susceptible de se procurer, ... Pour atteindre les buts que l'on se fixe.

9.2 L'organisation, d'ou ça vient ?

Les moyens que l’organisation combine sont à la fois :

Historiquement, que ce soit dans l'industrie ou le tertiaire, les buts de réorganisations ont d'abord été technologiques, puis économiques,... Tandis que ce qui a été considéré comme les moyens à optimiser a été, classiquement, la main d'œuvre et éventuellement les outils techniques.

9.3 Le taylorisme

Cette approche de l’organisation développée au début du vingtième siècle, qui a permis le développement de la production de masse et, donc, de la « société de consommation », a beaucoup marqué l’histoire et l’image de l’organisation. Le taylorisme était caractérisé par :

Le taylorisme est aujourd’hui clairement dépassé,…

…notamment du fait de son ignorance des facteurs de motivation (qui se traduit par l’absentéisme, la dégradation de la qualité et même le “ coulage ”),…

…même s’il nous a beaucoup appris sur les conditions pour réussir à développer une production de masse, avec des agents de faible qualification, fondement de la “ société de consommation ”.

10 L'organisation, a quoi ça sert ?

Son rôle central est de contribuer à la lutte contre l'entropie, c’est-à-dire contre le vieillissement naturel de tous les organismes vivants (par sédimentation progressive d’éléments qui ont cessé d’être utiles, compte tenu des évolutions de l’environnement), phénomène qui conduit à leur inadaptation croissante, jusqu’à leur disparition.

L'organisation est donc, principalement, la remise en cause de ce qui est (devenu) inutile, avec le temps (cf. “ grand nettoyage de printemps ” de nos placards).

·         Ainsi, l'organisation a-t-elle à optimiser la disposition des moyens, par rapport aux finalités... Mais aussi à mener à bien des modifications innovantes, à chaque fois que c’est utile

Ceci explique la demande actuellement croissante d'organisation, induite par un monde contemporain, caractérisé par :

11 La mutation fondamentale du début du vingt et unième siècle

11.1 L'organisation, de qui ça relève ?

C’est, de plus en plus, l’affaire des opérationnels :

Ce qui transforme le rôle des fonctionnels spécialisés, qui deviennent principalement chargés de :

Il incombe alors aux organisations d'exercer "un pouvoir d'influence", fondé sur leur crédibilité et leurs attitudes (faites à la fois de disponibilité et d’assurance).

Il est déterminant, pour cela, que les organisateurs soient bien conscients qu’ils ne sont pas seulement charges de l'étude et la conception de nouvelles organisations,...

…mais qu’il est au moins aussi important qu’ils agissent en animateurs... De la réalisation (et, donc, de la “ vente ”) de changements.

Dans cette aide à l’encadrement opérationnel, les spécialistes en organisation peuvent se trouver en concurrence avec d’autres fonctionnels, dont les métiers sont convergents (marketing, contrôle de gestion, gestion des ressources humaines, audit interne,…).

Il leur revient de contribuer à l’instauration d’une collaboration et coordination optimale entre “ experts ” (clarification des rôles respectifs des uns et des autres et détermination des conditions d’une bonne coopération entre tous).

Ainsi, à divers titres, l’organisateur est-il, constamment, en position de devoir concilier des intérêts divergents.

12 Le champ de l’organisation

13 Le rôle et la place de l’organisation

13.1 L’organisation, fonction du management

D’où une évolution des rôles des fonctionnels, vers des missions de détection des insuffisances, d’incitation, d’étude, d’aide et de coordination… pluridisciplinaires.

13.2       Cadrer et « poser » un « problème » d’organisation

Tout problème correspond à un écart entre deux états, l’un actuel et l’autre désiré. On peut donc le cerner en explicitant la nature, la localisation et l’ampleur de (l’écart entre) :

Eléments auxquels on peut ajouter…

·         Les limites : ce que l’on ne peut pas ou ne veut pas dépasser (ou « contraintes »)… concernant l’extension de ce qu’on se propose d’étudier compte tenu des moyens et du budget, du temps ont on dispose, des règles à respecter, etc.

14 Les « pathologies » dans la façon de poser les problèmes

Pour poser un problème en organisation, il faut expliciter la « commande »

15 Questions pour l’inventaire des « fonctions » finalités :

16 Critères de performance

Ce sont là autant d'objectifs possibles pour les organisations

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